OTH Opening 1

C'est étrange qu'une histoire à propos d'un magasin de vêtements sur la rue Ste-Catherine Ouest commencerait dans un restaurant sur la rue Taschereau, à Brossard. Par contre, c'est là où l'idée d'OTH est née. En 1999, Harry travaillait chez Fido, ainsi qu'Au Vieux Duluth sur Taschereau, où Angelo travaillait aussi. Le propriétaire du restaurant, Perry, était aussi un promoteur de concert. Parfois il venait voir Harry et Angelo et leur filait un CD. "Qu'en pensez-vous?" il leurs demandait, "Vous croyez qu'il attirerait du monde ici?" 

Plus le temps passait, plus Harry pensait à son futur. Il avait une idée en tête: d'ouvrir un magasin de vêtement. Il s'est donc assis avec Perry et son partenaire d'affaires et leur a expliqué son idée: pourquoi ne pas travailler ensemble pour créer un magasin qui servirait comme un one-stop shop pour tout ce qui était hip-hop à Montréal. Les albums, les billets de concerts, les affiches, et, bien sur, les vêtements; si ça faisait parti de la culture hip-hop, OTH l'aurait. Dès ces débuts, OTH c'est donc positionné comme étant plus qu'uniquement une boutique de vêtements, c'était une boutique qui réunissait les divers aspects d'un mode de vie. 

Avançons quelques mois, nous sommes au mois d'octobre, 1999. À quelques minutes du restaurant sur Taschereau, où l'idée d'OTH a pris naissance, un téléphone sonne. C'est Angelo, qui appelle de la Grèce, pour féliciter Harry sur l'ouverture et lui souhaiter bonne chance pour le lancement. Harry avait fait de son mieux pour enlever l'élément de chance, par contre, avec un effort de préparation énorme. Musique Plus, DJ Blast, et Sans Pression serait à la boutique, ainsi que A-Trak, qui, en 1995, à l'âge de 15 ans, avait captiver le monde de la musique et était considéré un phénomène dans les cercles DJs.

Même au lancement, la boutique réussissait à exister dans l'espace entre les vêtements, la culture, et les gens; la boutique avait une identité qui attirait les clients, ainsi que les A-Listers du hip-hop montréalais. Le public est sorti en grand nombre pour l'ouverture et pour profiter d'un concert dans la boutique, aussi qu'une session d'autographes avec les musiciens sur place. 

La liste de marques qu'OTH offrait à ses début, reflète son identité décidément urbaine et hip-hop à sa naissance. Des marques tels que Polo Sport, Triple 5 Soul, Johnny Blaze, Académies, RP55, et PNB Nation remplissaient les tablettes dans la boutique. Les tall tees, les gros sweats, et les jeans qui avait juste un peu trop de matériel constituaient l'uniforme hip-hop. Tenant compte de cela, OTH était le paradis pour tout fan de hip-hop montréalais. 

Même si le magasin était à Brossard, il avait un air urbain qui était fortement inspiré par le Centre-Ville. Lorsque Angelo est retourné de Grèce, Harry et lui se sont dévoué à la prochaine étape du project OTH: d'ouvrir une boutique au Centre-Ville. Dès la Fête de Dollard de l'an 2000, la boutique sera installé au sein du Golden Square Mile, au 1021 Ste-Catherine Ouest, l'espace qu'il occupe aujourd'hui. Mais on vous garde cette histoire pour la semaine prochaine.

OTH Opening 2
OTH Opening 4

Funny that a story about a clothing store on Ste-Catherine Ouest would start in a restaurant on Taschereau, in Brossard. Nevertheless, that's where Off The Hook originates. In 1999, Harry was working at the Fido call centre, and at Au Vieux-Duluth, where Angelo was also working. The owner of the restaurant, Perry, also had a business as a concert promoter. Every now and then he would swing by the restaurant with a CD for Harry and Angelo to listen to. "What do you guys think about him?" he would ask them, "Do you think he would be a good draw here?"

Around the same time, Harry was toying around with an idea: he wanted to open a clothing store. So, he sat down with Perry and his business partner and pitched them an idea: what if they opened a one-stop hip-hop shop together? Albums, tickets, clothes, posters, if it had to do with hip-hop, Off The Hook would have it. From its very beginning Off The Hook was about a lifestyle rather than just about clothes. 

Fast-forward a few months, it's October of 1999. A short drive from the restaurant on Taschereau, where the idea for Off The Hook first took root, a phone rings. On the other end was Angelo, calling from Greece to wish Harry luck on the first day. Not much luck was needed, though; a tremendous amount of planning and preparation had gone into launching the store. Musique Plus, DJ Blast and Sans Pression would be on hand, as would Montreal's DJ A-Trak, who, in 1995, at the age of 15, had captivated the world's attention and was considered to be a phenom in DJ circles.

Even at the launch, the shop succeeded in existing in a space between the clothes, culture and people; there was an aura around the shop that spoke to customers and those involved in Montreal's hip-hop scene. Customers came out in huge numbers to check out the new shop. They were treated to a live concert and an autograph session with some of their favourite artists, as well as the first Off The Hook t-shirt, which Harry is wearing in the photo.

As for the clothes, the brand list reflected the Off The Hook's identity at it's founding. Polo Sport, Triple 5 Soul, Johnny Blaze, Academiks, RP55, and PNB Nation stocked the shelves and racks. Tall tees, big hoodies and baggy jeans were hip-hop's uniform and stepping into Off The Hook was a Montreal hip-hop fan's dream come true. 

Even if the store was based in Brossard, it had a decidedly urban, downtown feel to it. When Angelo returned from Greece, he and Harry set their minds towards accomplishing the next step in their project: opening up a downtown location. By Victoria Day of 2000, Off The Hook would call 1021 Ste-Catherine Ouest home. But we'll save that story for next week. 

OTH Opening 3
Posted
AuthorMarc Richardson